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  • Auteur de la discussion dartyduck
  • Date de début

svoglimacci

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#443
Un matin, Chuck Norris @job31 eut une érection dans son lit. Ainsi apparu le trou dans la couche d'ozone...
 

magellan

Modérâleur
Staff
#444
Une partie de son lectorat l'admire sincèrement, je ne le critique pas même si je ne le comprends pas car il m'est impossible de dissocier l'auteur de l'œuvre. Une autre partie prétend hypocritement l'admirer : je suis de gauche, mais, intellectuel progressiste avant tout, je suis capable d'apprécier le talent de cet ignoble individu, ce qui prouve ma vertu exceptionnelle.
Ceci dit, je n'approuve pas les initiatives, passées ou présentes, visant à empêcher l'accès à ses écrits quels qu'ils soient, d'autant qu'en censurant les pires on peut laisser penser qu'il mériterait une place au Panthéon des grands auteurs.
Pour ma part je ne regarde jamais la biographie des auteurs pour justement tenter de m'approprier le texte et lui-seul. C'est délicat de fuir l'information surtout quand celui ou celle ayant créé l'oeuvre s'est vu mis en avant pour ses frasques, ses opinions voire ses actes.

Pour reprendre une phrase de H.Callahan dans un inspecteur Harry
'Est-ce qu'une pute une plus mauvaise vue à cause de son métier?"
 

omregr

Expert
#445
L'autocensure rampante fait bien des émules de nos jours et nous adoptons de plus en plus les travers américains, comme les repentances pénibles au sujet d'Autant en emporte le vent, le changement de titre des 10 petits nègres, la mise bas des statues des généraux sudistes...
A ce propos, l'histoire du Nigger Bill Canyon (près de Moab, Utah) est amusante. Un cowboy métis, esclave affranchi après la guerre de Sécession, s'y est installé dans les années 1870. En 1960, le lieu a été rebaptisé Negro Bill Canyon, puis en 2017 il a été renommé Grandstaff Canyon, du nom du cowboy. L'ironie, c'est que, comme de coutume à l'époque, le cowboy portait le nom de son ancien propriétaire et le Canyon clame donc le nom d'un esclavagiste...

Pour ce qui est de la sexualité des romains, un ouvrage indispensable : "Le sexe et l'effroi" de Pascal Quignard, de préférence dans la version reliée dont les somptueuses reproductions manquent à la version de poche, et @job31 y apprendra comment les romains appelaient un sexe dressé !
C'est marrant quand même, ces allergies sélectives à la repentance...
On n'entend jamais ce genre de discours dégueulasses vis-à-vis de ce qui a été fait aux Juifs durant la 2ème guerre mondiale. En revanche, pour ce qui est de la traite des Noirs et de la colonisation, open bar !

le changement de titre des 10 petits nègres
Si le titre du livre avait été "les 10 petits youpins", tu aurais tenu les mêmes propos?
Si le titre du livre avait été "les 10 petits sous-chiens", tu aurais tenu les mêmes propos?

la mise bas des statues des généraux sudistes...
Tu serais également contre le fait d’abattre des statues à l'effigie d'Hitler?

Compte tenu de qu'ont fait les colons européens en Afrique, et ce qu'ont fait les esclavagistes blancs aux esclaves noirs (massacres, mutilations, proxénétisme, tortures, viols, travaux forcés, etc.), tu oses parler de "repentances pénibles" ?!

Selon toi, qu'est-ce qui est pire? Le rap dont tu te plains tout le temps, ou ce qui s'est passé au Congo sous Léopold II* ?

Parce que de mon point de vue (de blanc caucasien), je trouve que ton discours, qui défend les statues édifiées à la gloire des champions de la traite des Noirs, est immensément plus pénible (et obscène) que le rap en tant que style musical.

Te voir dénigrer le passé colonial/esclavagiste est d'autant plus effarant quand, quelques messages plus haut, tu condamnes Céline pour ce qu'il a fait sous l'occupation.
Puisque tu ne pardonnes rien à Céline, pourquoi pardonnes-tu tout aux esclavagistes et aux colons ?

A ce propos, l'histoire du Nigger Bill Canyon (près de Moab, Utah) est amusante. Un cowboy métis, esclave affranchi après la guerre de Sécession, s'y est installé dans les années 1870. En 1960, le lieu a été rebaptisé Negro Bill Canyon, puis en 2017 il a été renommé Grandstaff Canyon, du nom du cowboy. L'ironie, c'est que, comme de coutume à l'époque, le cowboy portait le nom de son ancien propriétaire et le Canyon clame donc le nom d'un esclavagiste...
L'individu auquel tu fais référence ne s'appelait pas Negro Bill et encore moins Nigger Bill, mais William Grandstaff.

Negro Bill, c'est un surnom qui lui a été donné (Bill est le diminutif de William en anglais), pas son nom.

À moins que tu ais des sources qui prouvent qu'il a demandé à ce qu'on le surnomme ainsi, l'appeler comme ça, c'est du racisme caractérisé.

S'il a choisi de conserver Grandstaff comme nom de famille, c'est son droit (on ne sait pas exactement comment il l'a acquis), et ce sera toujours mieux que "Negro Bill".

_____________________________________________________________________________
*Et ça n'est qu'un exemple, la liste des crimes racistes commis en Afrique et en Amérique du Nord est interminable, pour qui connaît vraiment l'Histoire de ces continents.
 

magellan

Modérâleur
Staff
#446
C'est marrant quand même, ces allergies sélectives à la repentance...
On n'entend jamais ce genre de discours dégueulasses vis-à-vis de ce qui a été fait aux Juifs durant la 2ème guerre mondiale. En revanche, pour ce qui est de la traite des Noirs et de la colonisation, open bar !


Si le titre du livre avait été "les 10 petits youpins", tu aurais tenu les mêmes propos?
Si le titre du livre avait été "les 10 petits sous-chiens", tu aurais tenu les mêmes propos?


Tu serais également contre le fait d’abattre des statues à l'effigie d'Hitler?

Compte tenu de qu'ont fait les colons européens en Afrique, et ce qu'ont fait les esclavagistes blancs aux esclaves noirs (massacres, mutilations, proxénétisme, tortures, viols, travaux forcés, etc.), tu oses parler de "repentances pénibles" ?!

Selon toi, qu'est-ce qui est pire? Le rap dont tu te plains tout le temps, ou ce qui s'est passé au Congo sous Léopold II* ?

Parce que de mon point de vue (de blanc caucasien), je trouve que ton discours, qui défend les statues édifiées à la gloire des champions de la traite des Noirs, est immensément plus pénible (et obscène) que le rap en tant que style musical.

Te voir dénigrer le passé colonial/esclavagiste est d'autant plus effarant quand, quelques messages plus haut, tu condamnes Céline pour ce qu'il a fait sous l'occupation.
Puisque tu ne pardonnes rien à Céline, pourquoi pardonnes-tu tout aux esclavagistes et aux colons ?



L'individu auquel tu fais référence ne s'appelait pas Negro Bill et encore moins Nigger Bill, mais William Grandstaff.

Negro Bill, c'est un surnom qui lui a été donné (Bill est le diminutif de William en anglais), pas son nom.

À moins que tu ais des sources qui prouvent qu'il a demandé à ce qu'on le surnomme ainsi, l'appeler comme ça, c'est du racisme caractérisé.

S'il a choisi de conserver Grandstaff comme nom de famille, c'est son droit (on ne sait pas exactement comment il l'a acquis), et ce sera toujours mieux que "Negro Bill".

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*Et ça n'est qu'un exemple, la liste des crimes racistes commis en Afrique et en Amérique du Nord est interminable, pour qui connaît vraiment l'Histoire de ces continents.
Ne mélangeons pas tout. Ce qui me pose un vrai souci personnellement, c'est qu'on a changé le titre des dix petits nègres non pour des vues soi-disant "antiracistes", mais pour une prétendue idéologie qui tient presque à du révisionnisme historique. C"est absurde car le livre ni le titre ne sont foncièrement racistes. C'est d'un autre temps ça aucun doute, mais je rappelle AUSSI que le mot nègre n'est PAS raciste. On lui a donné cette connotation.

Ce n'est pas en réécrivant les titres des ouvrages qu'on règle un problème. Ce n'est pas plus en révisant le passé selon notre gré et nos opinions qu'on progresse. C'est en sachant tenir compte de nos progrès pour annoter, informer, et non pas censurer, relire, réécrire, qu'on parviendra à voir le monde changer.
 

SergioVE

Grand Maître
#447
@omregr :
Mettons les points sur les i parce que tu as des problèmes de compréhension.
Comme l'a très justement noté @magellan un peu plus haut, il faut se remettre dans le contexte historique.
Il y a un siècle, quand Agatha Christie a écrit son roman, "nègre" ce n'était pas péjoratif mais purement descriptif. Aujourd'hui, même "noir" c'est considéré comme insultant, comme d'ailleurs "blanc" si c'est un "homme de couleur" qui parle. Donc il faudrait retirer de notre vocabulaire nègre, noir, blanc alors même que deux académiciens français se réclamaient de leur "négritude" ? C'est idiot.
L'esclavagisme a été la norme pendant des millénaires, puis la raison en a fait justement une honte, et donc on devrait retirer de l'affiche tous les films qui en parlent comme on a commencé à le faire ? Brûler les livres qui en parlent ? C'est idiot.
La mise bas des statues de généraux sudistes est d'autant plus stupide qu'aucune statue de George Washington, le plus grand héros national, n'a été déboulonnée alors même que dans sa propriété il avait 300 esclaves dont encore aujourd'hui les dames patronnesses qui ont acheté les lieux te font visiter avec fierté les habitations. Deux poids deux mesures ? C'est idiot.
Pour Negro Bill, je ne sais pas où tu as lu que j'ai dit qu'il s'appelait comme ça, trouble de la vision sans doute, et en tirer que je suis un raciste caractérisé, c'est idiot.
"Te voir dénigrer le passé colonial/esclavagiste" dis-tu... Disons charitablement que la suite de ta phrase montre que tu as employé "dénigrer" bien mal à propos parce que ça veut dire... noircir, donc encore un mot à abolir ! Et si tu veux confirmation, oui, je dénigre ce passé, au même titre que celui qui t'a fait atteindre le point Godwin, ce qui aussi est idiot.
Et pour finir si je trouve ces repentances pénibles, c'est qu'elles sont hypocritement destinées à gagner la sympathie et les voix des idiots.
 

svoglimacci

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#448
Cool les deux :lol:

Il s'agit encore AMHA d'une histoire de limites. Où fixe-t-on la limite ? Et qui la fixe ?

"Nègre" n'est certes pas étymologiquement un mot raciste mais à priori youpin non plus (voir les deux dernières lignes). Mais l'étymologie est bien gentille, il ne nous viendrait pas à l'esprit d'employer ni l'un ni l'autre de ces mots. Parce que la perception qu'on en a a évolué avec le temps, parce que si avant un "nègre" était simplement un noir, il est devenu trop souvent un "un sale nègre" et ça, c'est différent.
Quand à youpin je ne pense pas qu'il ait jamais été réellement autre chose qu'insultant, malgré ma citation étymologie :D

Mais je pense que la chaleur de cette discussion vient du mot "repentance". Présenter des excuses (mais une fois ou deux, ou tous les ans à une date anniversaire, pas tous les jours de la vie faut pas déconner, quelque soit le mal causé) me paraît être une bonne chose, la reconnaissance d'un mal (le mot est faible) est de la repentance, faire tomber une statue de sudiste ou retirer le mot "nègre" des rayons de librairie n'est pas de la repentance.

Revoir l'histoire (cela a déjà été dit je crois, je copie :D ) a l'aune du présent n'est pas forcément une bonne idée, d'autant que dans les "Dix petits nègres", on ne prône pas la traitre des noirs.

Après, l'exemple suprême (perso en bon matheux j'aime bien) d'une statue d'Hitler me permet de parler des statues de Jésus (il y en a de partout), sorte de contre-exemple. Un jour, certains monteront au créneau pour que ce blond aux yeux bleu et à la chevelure gentiment bouclée soit remplacé par un vrai sémite. Et qu'enfin on le nomme "Yeshua". Parce qu'il ne faut pas oublier que Jésus était juif, un très bon juif, très pratiquant, et qu'il n'a jamais prôné que la sous-tendance du judaïsme qu'il a créée oublie la loi mosaïque ! Le jour où, enfin, les juifs réclameront Jésus, qu'en diront les noirs américains pro déboulonnage qui se prosternent devant un juif blond aux yeux bleus ?

Je sais que je n'offre pas de solution mais qui en a réellement une ? Donner 47000 euros à chaque aborigène enlevé à sa familles pour être élevés par des blancs ?Si cela les aide à se reconstruire, bien sûr. Bien afficher les noms des imbéciles qui ont prôné ce genre de politique ? Oui. Faire en sorte que les aborigène vivent enfin de manière décente ? Il faudrait y penser sérieusement. Et puis ? Pendre tous les descendants d'australiens blancs ? On va avoir du mal...

(torché à la va-vite, désolé)
 

magellan

Modérâleur
Staff
#449
Cool les deux :lol:

Il s'agit encore AMHA d'une histoire de limites. Où fixe-t-on la limite ? Et qui la fixe ?

"Nègre" n'est certes pas étymologiquement un mot raciste mais à priori youpin non plus (voir les deux dernières lignes). Mais l'étymologie est bien gentille, il ne nous viendrait pas à l'esprit d'employer ni l'un ni l'autre de ces mots. Parce que la perception qu'on en a a évolué avec le temps, parce que si avant un "nègre" était simplement un noir, il est devenu trop souvent un "un sale nègre" et ça, c'est différent.
Quand à youpin je ne pense pas qu'il ait jamais été réellement autre chose qu'insultant, malgré ma citation étymologie :D

Mais je pense que la chaleur de cette discussion vient du mot "repentance". Présenter des excuses (mais une fois ou deux, ou tous les ans à une date anniversaire, pas tous les jours de la vie faut pas déconner, quelque soit le mal causé) me paraît être une bonne chose, la reconnaissance d'un mal (le mot est faible) est de la repentance, faire tomber une statue de sudiste ou retirer le mot "nègre" des rayons de librairie n'est pas de la repentance.

Revoir l'histoire (cela a déjà été dit je crois, je copie :D ) a l'aune du présent n'est pas forcément une bonne idée, d'autant que dans les "Dix petits nègres", on ne prône pas la traitre des noirs.

Après, l'exemple suprême (perso en bon matheux j'aime bien) d'une statue d'Hitler me permet de parler des statues de Jésus (il y en a de partout), sorte de contre-exemple. Un jour, certains monteront au créneau pour que ce blond aux yeux bleu et à la chevelure gentiment bouclée soit remplacé par un vrai sémite. Et qu'enfin on le nomme "Yeshua". Parce qu'il ne faut pas oublier que Jésus était juif, un très bon juif, très pratiquant, et qu'il n'a jamais prôné que la sous-tendance du judaïsme qu'il a créée oublie la loi mosaïque ! Le jour où, enfin, les juifs réclameront Jésus, qu'en diront les noirs américains pro déboulonnage qui se prosternent devant un juif blond aux yeux bleus ?

Je sais que je n'offre pas de solution mais qui en a réellement une ? Donner 47000 euros à chaque aborigène enlevé à sa familles pour être élevés par des blancs ?Si cela les aide à se reconstruire, bien sûr. Bien afficher les noms des imbéciles qui ont prôné ce genre de politique ? Oui. Faire en sorte que les aborigène vivent enfin de manière décente ? Il faudrait y penser sérieusement. Et puis ? Pendre tous les descendants d'australiens blancs ? On va avoir du mal...

(torché à la va-vite, désolé)
La bonne conscience n'a pas de prix pour certains...

Mais il faut encore une fois non pas parler d'étymologie mais d'usage à une époque donnée.
Quand on disait "nègre" à cette époque, on le faisait comme on peut parler de blanc, asiatique... donc pas nécessairement avec une connotation raciste. Le problème, c'est que la société de l'époque ETAIT raciste. Donc de base, l'immense majorité des qualificatifs ethniques portaient également l'aspect dénigrant/colonialiste et j'en passe. On parlait d'indigènes pour les colonisés du Maghreb avec toute l'horreur péjorative que cela porte... alors que le terme indigène est aussi bien utilisé pour parler de populations spécifiques: on parle des indigènes en Amazonie sans que ce soit raciste!

Maintenant ça m'horripile qu'on se prenne pour des philosophes moralisateurs. Jusqu'où on va aller dans ce délire grotesque? Les nazis ont fait en sorte que le mot "juif" soit une insulte; les racistes américains que le mot nègre devienne la norme pour insulter les noirs; en Afrique dire "l'homme blanc" est une insulte parce que cela évoque les colons de l'ancien temps.

On est où là? Effacer, biffer le monde n'ôtera pas les horreurs, et la force des mots est importante. Et c'est justement parce que les mots ont un sens qu'on ne doit PAS les effacer!

Ah et un dernier truc fondamental. J'ai balancé à la tronche d'un collègue juif qui me parlait du devoir de mémoire:
"Oui on ne doit pas oublier l'horreur de la guerre. Oui on ne doit pas en effacer ni le sens ni les responsabilités. Mais désolé: on ne doit pas oublier les autres peuples qui ont soufferts. Quid des tziganes? Quid des slaves? Quid homosexuels, handicapés, malades mentaux qui ont été les premières victimes? Et désolé je ne ferai pas repentance pour des crimes dont je ne suis pas coupable. Je n'ai pas voté pour le bourreau de l'Europe. Je n'ai pas non plus cautionné, adhéré ou même porté une arme pour soutenir sa politique suicidaire. Donc NON je ne me laisserai pas pousser à une repentance pour des crimes qui ne sont pas les miens".
 

job31

Admin tout frippé
Staff
#450
Bon à la base je voulais parler littérature moi.... bande de malades.
Moi je suis un malade qui bande remarque.
Bisous.
 

svoglimacci

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#451
Je n'ai pas non plus cautionné, adhéré ou même porté une arme pour soutenir sa politique suicidaire. Donc NON je ne me laisserai pas pousser à une repentance pour des crimes qui ne sont pas les miens".
Je te rejoins sur à peu près tout (il est dur d'avoir un avis tranché sur ce genre de débats) mais pour les crimes qui ne sont pas les tiens, c'est je pense plus compliqué. Toi, moi, les français (oublions nos origines diverses), bénéficions encore à ce jour d'une richesse qui a été soustraite ailleurs, dans les colonies. Rien que par cela nous sommes impliqués, à notre corps défendant peut-être mais nous sommes impliqués. Dit comme cela c'est sûrement idiot mais que fais-je si quelqu'un vient me réclamer le bien dont je l'ai spolié ? Ou dont mon père l'a spolié ? Ou mon grand père ? Ok, pas moi, pas mon père, mais mon grand père a sûrement bénéficié d'une manière ou d'une autre de la colonisation. Cela ne fait pas de lui un méchant, mais il a tout de même mangé sur le dos des indigènes. Tu n'as certes pas à le rembourser* mais reconnaître la chose voire s'en excuser n'est finalement pas forcément une idiotie. Le tout sans oublier personne.

*Rembourser non, comment chiffrer tout cela, mais se comporter autrement que comme des arrogants qui maintiennent après indépendances un gros tas de dictateurs héréditaires en françafrique, se comporter autrement avec les immigrés, éviter de continuer à aller semer le souk dans le monde... Oups, je commence à rêver. Nous continuons à foutre le bordel et non seulement nous ne nous en excusons pas mais, surtout, nous n'arrêtons pas. Finalement, pourquoi s'excuser d'un passé qui, d'une manière ou d'une autre, perdure dans le présent ?

Bien entendu, la France et ses ex-colonies ne sont là qu'un exemple, et je n'ai pas dit que les ex-colonies étaient exemptes de tout défaut et ne devaient leurs errement qu'à la France.

Moi je suis un malade qui bande remarque.
Lis Céline, ça calmera tes ardeurs :D
 

svoglimacci

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#452
J'avais oublié : @SergioVE, on va te mettre au rap :lol:
 

omregr

Expert
#453
@magellan @SergioVE

Incroyable, la quantité de c****ries dites ici ! :cautious:

Ne mélangeons pas tout. Ce qui me pose un vrai souci personnellement, c'est qu'on a changé le titre des dix petits nègres non pour des vues soi-disant "antiracistes", mais pour une prétendue idéologie qui tient presque à du révisionnisme historique. C"est absurde car le livre ni le titre ne sont foncièrement racistes.
Avec tout le respect que j'ai pour toi, tu racontes STRICTEMENT N'IMPORTE QUOI.
Tout ce que tu as dis est INFONDÉ.
As-tu seulement pris le temps de te renseigner avant d'écrire ces absurdités?!

La raison pour laquelle le titre est problématique, ça n’est pas en raison du mot nègre, mais en raison de ce à quoi fait référence le titre dans son ensemble : la chansonnette raciste pour enfants « Ten Little Niggers ».

Cette chansonnette raconte l’histoire de dix petits enfants Noirs incapables de se comporter de façon responsable, et qui n’apprennent jamais de leurs erreurs ; histoire qui s’inscrit parfaitement dans l’idéologie coloniale/esclavagiste qui considère que les Noirs sont, même à l’âge adulte, des grands dadais incapables de se prendre en main.

D’abord publié sous son titre original « Ten Little Niggers » en novembre 1939, le livre a ensuite vu son titre modifié en « And Then There Were None » en janvier 1940, soit moins de 2 mois après !!!!!

@magellan, tu es en train de me dire qu’Agatha Christie a fait du révisionnisme historique en modifiant, en l’espace de quelques dizaines de jours, le titre de son propre bouquin?!

Si elle et son éditeur ont choisi de modifier le nom du bouquin en pleine période coloniale (on ne parle pas des années 2020, mais de la fin des années 30, qui n’est pas connue pour faire partie des époques les plus antiracistes que l’humanité ait connue), c’est parce que même en 1940, le caractère raciste de la chanson était indéniable et dérangeant.
Point barre.
Et s’il-vous-plaît, évitez de répondre à ça en inventant davantage de c****ries, merci.

@omregr :
Mettons les points sur les i parce que tu as des problèmes de compréhension.

Il y a bien lieu de mettre les points sur les i, étant donné que c’est toi qui a des problèmes de compréhension, copain.


@omregr :
Mettons les points sur les i parce que tu as des problèmes de compréhension.
Comme l'a très justement noté @magellan un peu plus haut, il faut se remettre dans le contexte historique.
Il y a un siècle, quand Agatha Christie a écrit son roman, "nègre" ce n'était pas péjoratif mais purement descriptif.
Contresens total, 0/20.
Comme je l’ai expliqué plus haut, c’est TOTALEMENT FAUX.
Merci d’arrêter de dire n’importe quoi.

@omregr :
Aujourd'hui, même "noir" c'est considéré comme insultant, comme d'ailleurs "blanc" si c'est un "homme de couleur" qui parle. Donc il faudrait retirer de notre vocabulaire nègre, noir, blanc alors même que deux académiciens français se réclamaient de leur "négritude" ? C'est idiot.
Hors sujet. A aucun moment je n’ai parlé de supprimer le mot nègre.

Par ailleurs, puisque tu aimes tant remettre les choses dans le contexte, remettons-les dans leur contexte.

Lorsqu’un Noir dit à un autre Noir : « Négro ! », il lui dit « Ô toi qui est comme moi ». Cette expression est affectueuse, jamais raciste (on ne peut pas être raciste contre sa propre "race", à moins d’être fou).
Mais lorsqu’un Blanc dit à un Noir : « Négro ! », il lui dit « Ô toi qui est différent de moi », et déterre immanquablement l’historique raciste du mot tel qu’il a été employé par le passé.

C’est le contexte qui fait que le mot est problématique ou non.
Même chose pour le racisme anti-blanc, à la différence près qu’il n’y a pas d’historique de massacres/esclavage/mutilations/racialisme à grande échelle de la part des Noirs contre les Blancs.


Perso, je m’en moque qu’on me traite de sale blanc, les blancs ne sont pas une population minoritaire opprimée ostracisée. C'est notamment pour cette raison que les planqués qui font tout un remue-ménage pour des histoires de racisme anti-blanc me font bien marrer tellement c’est anecdotique lorsque cela arrive.

L'esclavagisme a été la norme pendant des millénaires, puis la raison en a fait justement une honte, et donc on devrait retirer de l'affiche tous les films qui en parlent comme on a commencé à le faire ? Brûler les livres qui en parlent ? C'est idiot.
Encore une fois, tu parles de choses que je n’ai aucunement dites.

La mise bas des statues de généraux sudistes est d'autant plus stupide qu'aucune statue de George Washington, le plus grand héros national, n'a été déboulonnée alors même que dans sa propriété il avait 300 esclaves dont encore aujourd'hui les dames patronnesses qui ont acheté les lieux te font visiter avec fierté les habitations. Deux poids deux mesures ? C'est idiot.
Qui a dit qu’il ne fallait pas déboulonner la statue de Washington ?

Pas moi, et pas ceux qui œuvrent pour faire disparaître les statues qui rendent hommage à ces enflures qui ont fait la guerre pour empêcher les Noirs de sortir des champs de coton et de leurs conditions de vie inhumaines.

Pour Negro Bill, je ne sais pas où tu as lu que j'ai dit qu'il s'appelait comme ça, trouble de la vision sans doute, et en tirer que je suis un raciste caractérisé, c'est idiot.
.
Je te retourne la question : Où as-tu lu que j’avais dit que tu avais dit qu’il s’appelait comme ça ? Où ai-je dit que tu es un raciste caractérisé ?
Peut-être que je ne suis pas le seul à être susceptible ici, et que ta susceptibilité t’as fait voir des choses qui ne sont pas là. Je connais pas mal de monde dans la profession, si tu le souhaites je peux t’indiquer un ophtalmo ou un neurologue de qualité.

"Te voir dénigrer le passé colonial/esclavagiste" dis-tu... Disons charitablement que la suite de ta phrase montre que tu as employé "dénigrer" bien mal à propos parce que ça veut dire... noircir, donc encore un mot à abolir !
Garde ta charité pour toi.
Le mot dénigrer n’a aucune connotation/origine raciste, renseigne toi avant de sortir des trucs pareils. Toute expression contenant le mot noir n’est pas nécessairement raciste.
Il n’est pas raciste de dire « noir de monde », « il fait nuit noire », ou encore « dénigrer ».

Et pour finir si je trouve ces repentances pénibles, c'est qu'elles sont hypocritement destinées à gagner la sympathie et les voix des idiots.
On s’en moque du pourquoi de la chose.
Ce qui compte, c’est que les symboles et comportements racistes dégagent.

Tu y es insensible, à ce racisme, parce que ça n'est pas toi qui le subit.

Pour avoir vécu longtemps aux côtés de Noirs/Arabes, je sais ce que c’est que de se faire contrôler « aléatoirement » 5 fois par jour par les mêmes flics qui te connaissent mieux que ta mère et qui feignent de ne pas savoir qui tu es pour imposer un contrôle d’identité.

Le racisme existe, c’est juste que ceux qui ne le subissent pas s’en fichent.

C’est quoi l’expression, déjà ?
« Après moi, le déluge » ?
 
Dernière édition:

svoglimacci

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#454
Qui a dit qu’il ne fallait pas déboulonner la statue de Washington ?
Pas moi, et pas ceux qui œuvrent pour faire disparaître les statues qui rendent hommage à ces enflures qui ont fait la guerre pour empêcher les Noirs de sortir des champs de coton et de leurs conditions de vie inhumaines.
Mais je trouve @omegr que là est la difficulté pour l'acceptation du déboulonnage : tu déboulonnes GW esclavagiste mais tu laisses la moitié de la statue du GW révolutionnaire ? A partir de combien d'esclaves on déboulonne ? A partir de combien de révolutions on re-boulonne ? Franchement je n'ai pas de réponses. Ou alors on arrête les statues, ce qui ne serait pas pour me déplaire, mais la guerre s'est déjà propagée aux livres d'histoire...

Et là nous ne traitons que de gens ayant commis des choses peu acceptées de nos jours. Il y a aussi les problème de points de vue réciproques incompatibles. Quelles seraient les réactions d'algériens (et pas que eux) devant un nom de rue d'un militaire français très méritant de la patrie mais un peu trop tortionnaire durant la guerre d'Algérie ? Et quelles seraient les réactions de français (tous ne se sentiraient pas concernés certes) devant un nom de rue d'une héroïne FLN de la guerre d'Algérie qui aurait posé une bombe (au "Milk Bar" par exemple) qui aurait tué des civils ? Il va y avoir bien des rues à débaptiser... Mais toujours, je ne serai pas contre.

Quelle statue serait réellement indéboulonnable ? Mon petit exercice sur Jésus était bien sympa mais prenons Gandhi, grand homme s'il en est, qui dormit un temps avec sa nièce. Il disait qu'il mettait à l'épreuve sa maîtrise de ses pulsions (glauque ?) d'autres disaient qu'ils se tapait la gamine. Que fait-on de Gandhi ?

Tu y es insensible, à ce racisme, parce que ça n'est pas toi qui le subit.
Depuis un moment cette idée me triture un peu l'esprit. Comment serais-je si mon "peuple", ou tout au moins le groupe auquel je m'identifie, avait subi telle ou telle avanie ? C'est un exercice de pensée assez intéressant. Se projeter en enfant ou petit enfant de déporté/décédé est assez éprouvant. Se projeter en descendant d'esclave noir américain est plus difficile, la difficulté sociale du présent préoccupe plus.

Pour avoir vécu longtemps aux côtés de Noirs/Arabes, je sais ce que c’est que de se faire contrôler « aléatoirement » 5 fois par jour par les mêmes flics qui te connaissent mieux que ta mère et qui feignent de ne pas savoir qui tu es pour imposer un contrôle d’identité.
Ah on a dû être copains ! Délit de sale gueule, que de bons souvenirs (quand le nom de famille inscrit sur tes papiers lève toute équivoque :lol: )

Je pense toutefois (mais n'étant pas concerné je n'ai pas le ressenti qui va avec) que le passé ne serait pas si important si le présent était moins dur avec par exemple les noirs américains (pas tous bien entendu, mais la grande majorité). Mettre à bas des statues d'esclavagistes ne changera malheureusement pas le taux de mortalité par balles policières des noirs américains.

Il faudrait tenter de déboulonner la connerie, bon courage.

Encore désolé pour le fouillis.
 

magellan

Modérâleur
Staff
#455
Je te rejoins sur à peu près tout (il est dur d'avoir un avis tranché sur ce genre de débats) mais pour les crimes qui ne sont pas les tiens, c'est je pense plus compliqué. Toi, moi, les français (oublions nos origines diverses), bénéficions encore à ce jour d'une richesse qui a été soustraite ailleurs, dans les colonies. Rien que par cela nous sommes impliqués, à notre corps défendant peut-être mais nous sommes impliqués. Dit comme cela c'est sûrement idiot mais que fais-je si quelqu'un vient me réclamer le bien dont je l'ai spolié ? Ou dont mon père l'a spolié ? Ou mon grand père ? Ok, pas moi, pas mon père, mais mon grand père a sûrement bénéficié d'une manière ou d'une autre de la colonisation. Cela ne fait pas de lui un méchant, mais il a tout de même mangé sur le dos des indigènes. Tu n'as certes pas à le rembourser* mais reconnaître la chose voire s'en excuser n'est finalement pas forcément une idiotie. Le tout sans oublier personne.

*Rembourser non, comment chiffrer tout cela, mais se comporter autrement que comme des arrogants qui maintiennent après indépendances un gros tas de dictateurs héréditaires en françafrique, se comporter autrement avec les immigrés, éviter de continuer à aller semer le souk dans le monde... Oups, je commence à rêver. Nous continuons à foutre le bordel et non seulement nous ne nous en excusons pas mais, surtout, nous n'arrêtons pas. Finalement, pourquoi s'excuser d'un passé qui, d'une manière ou d'une autre, perdure dans le présent ?

Bien entendu, la France et ses ex-colonies ne sont là qu'un exemple, et je n'ai pas dit que les ex-colonies étaient exemptes de tout défaut et ne devaient leurs errement qu'à la France.


Lis Céline, ça calmera tes ardeurs :D
Mon avis est et restera tranché pour une raison fondamentale: ma propre histoire familiale.

Je reviens là-dessus pour y mettre un contexte clair histoire qu'on arrête de me rebattre les oreilles avec la responsabilité de ceux vivants face aux choix de ceux morts et enterrés.
Durant la seconde guerre mondiale, mon pays a cherché l'indépendance et s'est tourné vers le fascisme pour cela. Cela a donné des camps, de la déportation des opposants, une guerre civile ignoble... Mais aussi des jeunes enrôlés de force, envoyés sur le front dans des troupes "d"élite" (comprendre l'uniforme noir). Des "sans nous" (pour ceux qui comprennent).
Une fois le conflit terminé, ces hommes forcés à se battre ont ensuite subi les plus chanceux une mise au ban de la société de toutes les manières possibles et imaginables: obligations militaires absurdes, impossibilité d'accéder à du travail, contrôles permanents, surveillances... et pour les moins chanceux cela s'est fini en prison voire au peloton.
Et cela s'est souvent prolongé pour les enfants de ces victimes du système. "ton père n'était pas communiste". Voilà le discours.
Mon grand-père a été un de ces types à qui l'on a dit "tu viens au front avec nous". Et mon père s'est entendu dire "tu es le fils d'un homme qui n'a pas été du bon côté".

A votre avis, pourquoi mon père a migré en France...

La pénitence d'une nation n'est pas la pénitence du citoyen. On doit se souvenir, surtout bien enseigner à nos enfants toute l'absurdité des politiques sectaires, ségrégationnistes, que le racisme est la pire des inepties, qu'il n'y a pas et qu'il n'aura jamais de "race supérieure". Rien que l'écrire me file la nausée. Mais cela ne doit pas devenir un instrument de revanche ou de soumission politique. D'ailleurs c'est quoi le critère? Dix ans? Cent? Mille? Que l'état reconnaisse les torts du passé c'est fondamental (d'où les mots de J.Chirac sur la collaboration par exemple). De là à faire peser constamment une culpabilité? HORS DE QUESTION.
Par provocation -et plaisir personnel- acceptes-tu que je te qualifie de
- Esclavagiste: tu es bien descendant des latins, donc romains quelque-part non?
- Négrier: la question se pose, puisque la traite des esclaves a existé pour toute l'Europe
- Fasciste: Italie ..Mussolini, tout ça...
- Antisémite: Tu es en France, tu devrais porter le poids de la collaboration et des déportations aussi non?
- Homophobe: tu es hétéro... donc par défaut tu ne peux pas tolérer les autres appartenances/appétences sexuelles....

Et la liste est sans fin.

Je n'ai pas à fermer ma gueule sous prétexte que je rentre dans des codifications qui semblent être parfaites pour faire de moi le "bourreau". Je suis né blond, les yeux bleus, de confession catholique, hétérosexuel convaincu. Est-ce que cela fait de moi un racisme homophobe et misogyne? J'emmerde ceux qui instrumentalisent jusqu'à l'hystérie ces problèmes majeurs.
- Le "me too" qui est devenu un foutoir indécent voire même un outil de vengeance plus que de dénonciation de vrais salopards.
- L'affaire G.Floyd qui a inévitablement dévié et qui a permis l'enrichissement de bien des personnes. Pire: quel rapport avec la France? Il y a du racisme c'est indéniable, mais est-ce qu'on peut dire que la police française a le moindre rapport avec celle aux USA? NON. Alors pourquoi on nous a emmerdé avec cette histoire?! Comme si nous n'avions pas assez à faire ici pour en plus se prendre des leçons de morale d'un pays incapable de s'occuper correctement de ses citoyens!
- Les problématiques liées aux LGBT qui sont ensuite recyclées pour dire "je les soutiens" pour se donner bonne conscience. Je prends un seul exemple: une mairie qui a fait peindre des marches d'escalier aux couleurs LGBT. ça n'est PAS le lieu ni son rôle. La société civile devrait plutôt faire en sorte que les différences sociales et légales soient effacées avec une équité totale. Personnellement les histoires de PMA et autres, je les aurais résolues simplement: pas de distinction. On remplace les mots "hommes/femmes" par "citoyens" et on n'en parle plus.
- L'hypothèse dégueulasse du complément "crime antisémite" dès que la victime est juive, alors que malheureusement quand la victime est blanche, noire, asiatique, l'aspect raciste n'est que peu voire pas du tout évoquée comme une possibilité. Et ça, ça me gonfle prodigieusement.

On a gaspillé des millions pour faire dans le texte du non genré et des foutaises de ce genre. Ah l'écriture inclusive: Et si au lieu de nous emmerder avec de la grammaire on usait de ce fric pour financer des foyers d'accueil pour femmes battues? Et si au lieu de se pavaner dans les médias en disant "il faut écrire comme ceci ou comme cela" on allait juste ... sur le terrain?!

Ah et PS: pour la france-afrique, oui l'attitude française a été minable (et l'est sûrement encore même si la Chine nous damne le pion de partout sur place), mais omettre la responsabilité locale (Cf les horreurs du Rwanda) c'est alors considérer, par l'effacement de leur responsabilité, qu'ils sont... nos serfs, nos esclaves, nos pantins. Leur ôter cette part c'est leur ôter le libre-arbitre ce qui est paradoxalement de l'infantilisation donc du racisme!
 

job31

Admin tout frippé
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#456
Beaucoup de choses à redire, ton intransigeance est à la mesure des extrémismes que tu cites, c'est notre monde actuel, moins tolérant dans tous les sens, cercle vicieux.

Après pour la police, en France a-t-on la même problématique du racisme qu'aux EU ? De ma maigre expérience oui. Torture, crimes injustifiés ? Oui.
Et je suis plutôt pro force régalienne.
Le soucis c'est qu'on fout une pression de dingue à des gens qui n'ont pas le mental pour, alors ça dérape.
 

magellan

Modérâleur
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#457
@magellan @SergioVE

Incroyable, la quantité de c****ries dites ici ! :cautious:



Avec tout le respect que j'ai pour toi, tu racontes STRICTEMENT N'IMPORTE QUOI.
Tout ce que tu as dis est INFONDÉ.
As-tu seulement pris le temps de te renseigner avant d'écrire ces absurdités?!

La raison pour laquelle le titre est problématique, ça n’est pas en raison du mot nègre, mais en raison de ce à quoi fait référence le titre dans son ensemble : la chansonnette raciste pour enfants « Ten Little Niggers ».

Cette chansonnette raconte l’histoire de dix petits enfants Noirs incapables de se comporter de façon responsable, et qui n’apprennent jamais de leurs erreurs ; histoire qui s’inscrit parfaitement dans l’idéologie coloniale/esclavagiste qui considère que les Noirs sont, même à l’âge adulte, des grands dadais incapables de se prendre en main.

D’abord publié sous son titre original « Ten Little Niggers » en novembre 1939, le livre a ensuite vu son titre modifié en « And Then There Were None » en janvier 1940, soit moins de 2 mois après !!!!!

@magellan, tu es en train de me dire qu’Agatha Christie a fait du révisionnisme historique en modifiant, en l’espace de quelques dizaines de jours, le titre de son propre bouquin?!

Si elle et son éditeur ont choisi de modifier le nom du bouquin en pleine période coloniale (on ne parle pas des années 2020, mais de la fin des années 30, qui n’est pas connue pour faire partie des époques les plus antiracistes que l’humanité ait connue), c’est parce que même en 1940, le caractère raciste de la chanson était indéniable et dérangeant.
Point barre.
Et s’il-vous-plaît, évitez de répondre à ça en inventant davantage de c****ries, merci.




Il y a bien lieu de mettre les points sur les i, étant donné que c’est toi qui a des problèmes de compréhension, copain.




Contresens total, 0/20.
Comme je l’ai expliqué plus haut, c’est TOTALEMENT FAUX.
Merci d’arrêter de dire n’importe quoi.



Hors sujet. A aucun moment je n’ai parlé de supprimer le mot nègre.

Par ailleurs, puisque tu aimes tant remettre les choses dans le contexte, remettons-les dans leur contexte.

Lorsqu’un Noir dit à un autre Noir : « Négro ! », il lui dit « Ô toi qui est comme moi ». Cette expression est affectueuse, jamais raciste (on ne peut pas être raciste contre sa propre "race", à moins d’être fou).
Mais lorsqu’un Blanc dit à un Noir : « Négro ! », il lui dit « Ô toi qui est différent de moi », et déterre immanquablement l’historique raciste du mot tel qu’il a été employé par le passé.

C’est le contexte qui fait que le mot est problématique ou non.
Même chose pour le racisme anti-blanc, à la différence près qu’il n’y a pas d’historique de massacres/esclavage/mutilations/racialisme à grande échelle de la part des Noirs contre les Blancs.


Perso, je m’en moque qu’on me traite de sale blanc, les blancs ne sont pas une population minoritaire opprimée ostracisée. C'est notamment pour cette raison que les planqués qui font tout un remue-ménage pour des histoires de racisme anti-blanc me font bien marrer tellement c’est anecdotique lorsque cela arrive.



Encore une fois, tu parles de choses que je n’ai aucunement dites.



Qui a dit qu’il ne fallait pas déboulonner la statue de Washington ?

Pas moi, et pas ceux qui œuvrent pour faire disparaître les statues qui rendent hommage à ces enflures qui ont fait la guerre pour empêcher les Noirs de sortir des champs de coton et de leurs conditions de vie inhumaines.



Je te retourne la question : Où as-tu lu que j’avais dit que tu avais dit qu’il s’appelait comme ça ? Où ai-je dit que tu es un raciste caractérisé ?
Peut-être que je ne suis pas le seul à être susceptible ici, et que ta susceptibilité t’as fait voir des choses qui ne sont pas là. Je connais pas mal de monde dans la profession, si tu le souhaites je peux t’indiquer un ophtalmo ou un neurologue de qualité.



Garde ta charité pour toi.
Le mot dénigrer n’a aucune connotation/origine raciste, renseigne toi avant de sortir des trucs pareils. Toute expression contenant le mot noir n’est pas nécessairement raciste.
Il n’est pas raciste de dire « noir de monde », « il fait nuit noire », ou encore « dénigrer ».



On s’en moque du pourquoi de la chose.
Ce qui compte, c’est que les symboles et comportements racistes dégagent.

Tu y es insensible, à ce racisme, parce que ça n'est pas toi qui le subit.

Pour avoir vécu longtemps aux côtés de Noirs/Arabes, je sais ce que c’est que de se faire contrôler « aléatoirement » 5 fois par jour par les mêmes flics qui te connaissent mieux que ta mère et qui feignent de ne pas savoir qui tu es pour imposer un contrôle d’identité.

Le racisme existe, c’est juste que ceux qui ne le subissent pas s’en fichent.

C’est quoi l’expression, déjà ?
« Après moi, le déluge » ?
Pour ma part j'ai connu ce racisme ignoble pour diverses raisons. Entre l'accent de mes parents, leurs difficultés avec le français, et le principe d'avoir grandi en HLM, rien que l'adresse postale suffisait déjà en soi à faire une sélection lors des embauches (le 'ah il est de la cité X.. Forcément une racaille"). De là, je n'ai pas, heureusement pour moi, eu le droit aux infâmies ni aux vexations subies par les autres qui étaient mes potes: négro, bougnoule et j'en passe.. Cependant, être en compagnie de l'un d'eux nous fermaient bien des portes. Boite de nuit? "ah non vous n'entrez pas". Délit de sale gueule.
En plus ce racisme a eu ses variantes selon la région: dans le nord on parlait de rital, polack et j'en passe. Là où je suis né, c'était plus "les portos, des bougnards" et autres. Le racisme n'est pas que sur ton teint, ton obédience. C'est un rejet de ce qui ne correspond pas à ton "cliché ethnique/culturel".

J'aime la France parce que c'est un des rares pays où la différence est très majoritairement traitée... avec indifférence. Oui: la clé ce n'est pas "apprécier" à opposer à "détester", mais bien s'en moquer royalement. Mon discours est "il est noir? Et? ça change quoi?" ainsi que "elle est lesbienne? C'est son cul, si ça lui va et qu'elle vit heureuse comme ça je m'en tamponne".

Nous pouvons vociférer que nous ne sommes pas racistes. Nous pouvons même afficher que nous détestons de telles attitudes. Cela ne change rien au fait que ce n'est pas en se martelant le front contre un mur (oui allusion scabreuse par provocation) que nous pourrons faire changer quoi que ce soit. C'est à chacun de nous, unitairement, de prendre la mesure de notre responsabilité individuelle que nous pourrons faire changer globalement les choses. C'est en éduquant nos descendants en leur enfonçant dans le crâne que le respect n'est pas à sens unique, et qu'il s'obtient et non s'exige que nous pourrons envisager de voir les choses faire des progrès dans le bon sens.

Je considère, peut-être à tort, que nous sommes sur la bonne voie dans le sens général, mais que nous sommes en train aussi de nous égarer dans des chemins tortueux parce que trop de personnes cherchent le sensationnalisme en lieu et place du progrès. Comme l'a dit @svoglimacci déboulonner une statue peut faire sens, mais quand, pourquoi et à quel prix? Doit-on défaire les statues de Napoléon? Objectivement, c'est tout de même un des pires dictateurs et mégalomanes dont la France a pu accoucher! Fait-on table rase de l'Histoire et de son héritage si malsain qu'il puisse être? Doit-on vouer aux gémonies les comptines aux sens cachés divers et variés allant de l'avertissement (le petit chaperon rouge), jusqu'à l'anti cléricalisme (il court il court le furet... Il fourre il fourre le curé...)?

Je suis loin d'être un bon exemple. Je suis comme tout le monde, et pour paraphraser G.Servat
"L'hydre du fascisme est en chacun de nous. Chaque soir je la décapite. Chaque nuit ses tètes repoussent dons ma tète. Parfois, elle me soumet. Parfois, je suis vainqueur En moi : l'intolérance, moisissure fadasse je ne vaincrai jamais définitivement Mais, sans relâche, je décapiterai le monstre."

Je ne veux pas d'une société où l'on se jette à la tronche nos différences pour se sentir moins inégal. Je ne veux pas plus d'une société où l'on doit taire ses opinions sous prétexte qu'elles ne collent pas avec la bienséance du moment. Je veux d'une société qui est capable de voir le passé comme une composante inévitable de notre présent, dont il faut tenir compte pour bâtir un meilleur futur. Je mourrai apaisé si un jour je pourrai être sûr que le premier critère d'échange entre les gens sera "qui tu es", pas "quelle est ta couleur de peau, en quoi tu crois et avec qui tu couches".
 

magellan

Modérâleur
Staff
#458
Beaucoup de choses à redire, ton intransigeance est à la mesure des extrémismes que tu cites, c'est notre monde actuel, moins tolérant dans tous les sens, cercle vicieux.

Après pour la police, en France a-t-on la même problématique du racisme qu'aux EU ? De ma maigre expérience oui. Torture, crimes injustifiés ? Oui.
Et je suis plutôt pro force régalienne.
Le soucis c'est qu'on fout une pression de dingue à des gens qui n'ont pas le mental pour, alors ça dérape.
Je suis intransigeant et le revendique. C'est certain. Ce qui me bouffe concrètement c'est que par défaut ce que tu es devient une étiquette et que si tu tentes de t'en défaire c'est tout de suite "tu es complice". Mais je vous emmerde! Je n'ai jamais tabassé une personne pour son origine, pas plus que j'ai levé la main sur une femme bordel.

Pour ce qui est de la police, remettons tout de suite les choses à leurs places. Il y a des incidents en France? Tout à fait. A cause de la pression inepte pesant sur des gens peu soutenus et souvent mal formés? Incontestable. Mais est-ce à mettre en regard d'une police américaine où l'aspect xénophobe a été très longtemps une norme (et l'est hélas bien trop encore)? Sûrement pas. Cela n'empêche naturellement pas de prendre du recul et surtout de tout faire pour que cela ne gangrène pas plus encore nos forces de police. Mais ça ne doit pas être immédiatement devenir une assimilation où l'on va nous dire "policier=raciste". Une bonne part des policiers qui officient là où je suis (banlieue "chaude" parisienne, le commissariat est celui qui a été la cible de fusées d'artifice il y a quelques mois de cela) sont précisément issus des "minorités" (que je déteste ce qualificatif!). Et cela permet déjà un échange plus courtois, des gens qui peuvent se comprendre... et exclure également le propos du "c'est un blanc qui arrête un noir/arabe/je ne sais quelle origine donc c'est raciste".

Est-ce parfait? Assurément... non. On le sait tous. Par contre dire que les comportements en France sont comparables? Là hors de question de l'entendre comme ça. C'est ce qui rend d'ailleurs l'affaire G.Floyd puante dans son instrumentalisation, parce que cela a aussi servi dans certains quartiers de prétexte pour dire "les policiers tous des fascistes racistes à la botte de l'état"... alors qu'il s'agissait tout simplement de se venger des arrestations de certains suite à des trafics divers et variés. Est-ce la majorité? Non plus... mais l'éluder dans le propos c'est leur donner raison.
 

job31

Admin tout frippé
Staff
#459
que si tu tentes de t'en défaire c'est tout de suite "tu es complice". Mais je vous emmerde! Je n'ai jamais tabassé une personne pour son origine, pas plus que j'ai levé la main sur une femme bordel.
Mais qui a dit cela ? C'est juste pour le plaisir de nous emmerder ?
 

SergioVE

Grand Maître
#460
@omregr Puisque tu refuses la charité, une réflexion. Quand on emploie dénigrer au lieu de dénier, ce qui est un contresens absolu, on évite de donner des cours de vocabulaire, parce qu’on vient de dire, suivant ton langage fleuri, une grosse connerie.
Pour ce qui est du drame des esclaves, rappelons que le commerce triangulaire reposait sur la fourniture d’esclaves sur les côtes africaines par des marchands noirs et arabes. Repentance ? Jamais entendu parler…
Edit. Ton interprétation de la comptine "10 petits nègres" (dont la version originale parlait d'indiens) est pour le moins tirée par les cheveux. Et la révision du titre et du contenu du roman en France l'année dernière et non en 1940 est due au mouvement BLM qui a poussé Amazon à ôter le titre de son catalogue alors qu'ici personne bien entendu ne connait cette comptine.
Pour la guerre de Sécession, l'abolitionnisme n'a été qu'un alibi pour les gogos (et ceux du Sud l'ont chèrement payé), c'était avant tout une guerre économique entre un Nord qui voulait imposer ses taxations et droits douaniers à un Sud qui n'en voulait pas, entre un mode de vie devenu industriel et un monde agraire. (Trois états esclavagistes ont d'ailleurs rejoint l'Union, et chez les Confédérés, seulement un foyer blanc sur 6 possédait des esclaves). Bien entendu, cela n'excuse pas les massacres sanglants de part et d'autre, mais si tu regardes la vie et la carrière de Lee, tu peux te demander s'il est bien normal de déboulonner les statues d'un homme ayant lutté contre la volonté de mainmise du Nord sur le Sud, mais aussi contre l'esclavage.
 
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