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La ceinture de sécurité, un art en sept étapes

Qu’il d’agisse du conducteur ou d’un passager, d’un trajet court ou long, le bouclage de la ceinture de sécurité est primordial. Voici quelques règles simples, pour rendre le dispositif véritablement efficace :

1.Je retire mon manteau, mon blouson, mon anorak (et tout vêtement épais). À défaut, je fais passer la ceinture de sécurité sous le vêtement,
2.Je redresse – à 110° environ – le dossier du siège à l’avant, côté conducteur comme côté passager,
3.Je règle, quand c’est possible, l’appuie-tête de façon à faire correspondre le haut de la tête avec le sommet de l’appuie-tête,
4.J’ajuste, quand c’est possible, la ceinture en hauteur grâce au mécanisme, fixé en général sur le montant de carrosserie situé entre les portes. Ceci afin que le baudrier (la partie de la sangle qui traverse le thorax de part en part) passe par le milieu de l’épaule,
5.J’ancre (clic !) l’accroche de ma ceinture dans le cliquet de réception,
6.Je tire fermement sur le baudrier afin de tendre la partie ventrale de la ceinture et de rattraper les jeux (espaces entre la ceinture et le corps) et compléter le rôle du prétensionneur qui équipe la ceinture. Ce prétensionneur permet de resserrer immédiatement la ceinture en cas de choc et de raccourcir la course du corps, réduisant la pression sur le thorax,
7.Pour éviter le phénomène de “sous-marinage”, je vérifie que la ceinture est bien en place sur le bassin, et non au niveau du ventre. L’expression “sous-marinage” désigne le fait de glisser sous la ceinture de sécurité en cas d’accident. Elle se retrouve alors sur le ventre, qui prend de plein fouet toute l’énergie de l’impact. Le risque de lésions internes à l’abdomen est alors important.
En effet, pour être efficace, la ceinture de sécurité doit être parfaitement ajustée à la morphologie. La boucle inférieure doit se placer au niveau de la jonction entre les cuisses et le bassin et non trop haut, sur le ventre, au risque de causer de graves blessures en cas de choc, l’abdomen étant quatre à cinq fois moins résistant que les os du bassin.



Transporter ses enfants en toute sécurité

Selon la dernière enquête de la Prévention Routière et du LAB (Laboratoire d’accidentologie, de biomécanique et d’études du comportement humain, structure commune aux groupes Renault & PSA), deux enfants sur trois ne sont pas correctement retenus en voiture. Dispositifs de retenue enfants “oubliés”, pas adaptés, mal installés, mal bouclés… ces erreurs peuvent créer des lésions graves en cas de collision.

1.Avant de le placer dans le dispositif de retenue, j’enlève à mon enfant tout vêtement épais : “gros” manteau, anorak, quitte à mettre un peu plus de chauffage dans l’habitacle de la voiture,
2.Je choisis le bon dispositif de retenue, siège ou rehausseur en fonction du “gabarit” de l’enfant, un “mix” entre sa taille et sa morphologie,
3.Je change de dispositif de retenue le plus tard possible :
> Je garde un siège auto intégral dos à la route jusqu’à 15 mois et un siège à harnais face route jusqu’à 18 kg ou 105 cm (selon la morphologie et la taille de l’enfant) avant de passer au rehausseur avec dossier,

> J’attends que mon enfant pèse au moins 22 kg et mesure plus de 1,25 m pour utiliser un rehausseur sans dossier,

> Je n’anticipe pas le passage du rehausseur “grands enfants” à la ceinture seule.

4. Pour une division par cinq de blessure sévère en cas de choc, j’opte pour la position “dos à la route”, à l’avant – je n’oublie pas de déconnecter l’airbag en ce cas – ou à l’arrière,

5. Je m’assure de la bonne fixation du siège, en privilégiant le choix d’un dispositif de retenue avec un système ISOFIX. Normalisé, il permet la fixation du siège auto ou du rehausseur par un ancrage rigide. Il est reconnu pour sa simplicité et son universalité, et réduit par quatre les risques de mauvaises utilisations,

6. Je m’assure des bons réglages du harnais du siège auto ou du rehausseur. Il est indispensable d’éviter les risques de sous-marinage en supprimant le jeu dans les sangles. On ne doit pas pouvoir passer la main entre le corps de l’enfant et la sangle, et cette dernière ne doit jamais passer sous le bras. J’utilise de préférence un rehausseur avec un “guide sangle” qui pose la ceinture au bon endroit sur l’épaule,

7. J’évite enfin d’installer mon enfant dans son siège avec la porte ouverte du côté de la circulation.


La ceinture de sécurité des enfants en quelques chiffres

> Plus de deux enfants sur trois ne sont pas en sécurité en voiture parce qu’ils sont mal attachés, ou qu’ils ne sont pas attachés (10 %). Sur les petits trajets, celui de l’école en particulier, c’est sans doute plus encore !

> 300 enfants par an, en France, sont victimes d’un accident de la route en tant que passagers d’un véhicule.

> 48 % des sièges auto ne sont pas correctement installés, dont la moitié avec des défauts graves d’installation. Les exemples les plus fréquent d’erreurs d’installation de l’enfant : une tension insuffisante du harnais ou un harnais vrillé, des épaules placées en dehors du harnais.

> 43 % des accidents mortels avec enfants sont en choc frontal.
 

mykhi

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