[topicataf] Et toi, skoi ton taf ?

magellan

Modérâleur
Staff
ça s'appelle de l'esclavage :o et c'est ultra répandu.
Comme les influenceurs qui vont dans un resto et demandent à manger à l'oeil en échange de "visibilité" :lol:
J'appelle ça des sangsues... et personnellement je les vire à coups de pied sans discuter.

Visibilité... quel foutage de gueule. Sur un site web qui se préoccupe de qui a fait le code, le design, l'ergonomie? Personne. Les seuls sites où l'on s'en préoccupe c'est quand on visite la page d'un artiste/designer particulier... et encore, bien souvent ces mêmes pages sont produites sur des machins du genre wix.com et qui n'ont d'intérêt que pour le contenu et pas pour le contenant.
 

Patakesse

Gruik Gruik!
Tu ne saisis pas: épanouissant en quoi? S'ajouter du stress et de la pression professionnelle là où tu peux vivre sans angoisse? Je trouve autrement plus épanouissant à salaire égal de prendre un poste à zéro responsabilité alors. J'aime cette pression MAIS je ne la prendrai jamais gratuitement.

Je travaille pour vivre et non l'inverse. Mieux: si je pouvais me passer de travail pour ce même salaire je le ferais en toute connaissance de cause. C'est en cela que je n'irai pas critiquer ceux qui réussissent à tirer profit des failles/trous de souris du système social français. Après tout, si je peux être rémunéré sans avoir à faire une heure de boulot, pourquoi s'en priver? Je ne suis pas dans cet esprit car j'aime ce que je fais. Par contre, je serais dans une ambiance délétère au travail... la question se poserait pour moi.

Je ne demande pas à adhérer à mon point de vue, je précise que je pense que @dartyduck et moi avons d'une certaine manière le même point de vue là-dessus.

C'est évident qu'on ne peut pas se comprendre. L'épanouissement est pour moi la raison principale du travail, je ne travaille pas pour vivre, je vis pour travailler (de quelque manière que ce soit, avec ou sans rémunération). Je fais par exemple beaucoup de bénévolat et j'en tire une énorme satisfaction. D’une manière ou d’une autre, je travaille tout le temps, y compris les week-end et jours fériés, et je n’ai pas pris de vacances depuis 25 ans. Je trouve stimulant et épanouissant d'avoir des responsabilités, des défis quotidiens, de la pression, de transmettre mon savoir, et cela n'a rien à voir avec l'argent. Je pense que c’est avant tout une question de personnalité. Et puis de choix de vie aussi, dès mon plus jeune âge, il n’était pas question que je « gagne ma vie » (j'ai toujours trouvé cette idée atroce), il était obligatoire que je puisse faire ce que j’aime, comme j’en ai envie.

Alors ce n’est pas que je suis pour ou contre ton point de vue, c’est que je ne le comprends pas, tant ça ne me correspond pas. Mon meilleur ami travaille à la Poste. Il est régulièrement en arrêt maladie et partage ta vision du travail (s’il pouvait rester chez lui et recevoir sa paie il le ferait sans hésiter). Je trouve ça extrêmement triste, puisque ça veut dire que votre travail est une contrainte et non pas un moteur d’épanouissement personnel, ce que, dans l’idéal, tout travail devrait être. Lorsque je m’occupe de mon jardin chaque jour, puis que je récolte un jour les fruits de ce travail, que je les prépare, puis que je les déguste, ça me comble de joie. Ça ne m’a pourtant pas rapporté d’argent, ça m’a demandé du travail, du temps, mais c’est une satisfaction. Lorsque j'aide bénévolement, la satisfaction des autres me comble de joie également. Et c'est très enrichissant, j'y fais de très belles rencontres, on y a des échanges très stimulants. Donc ma vision du "travail" est tout sauf celle d'un "gagne pain".
 

magellan

Modérâleur
Staff
C'est évident qu'on ne peut pas se comprendre. L'épanouissement est pour moi la raison principale du travail, je ne travaille pas pour vivre, je vis pour travailler (de quelque manière que ce soit, avec ou sans rémunération). Je fais par exemple beaucoup de bénévolat et j'en tire une énorme satisfaction. D’une manière ou d’une autre, je travaille tout le temps, y compris les week-end et jours fériés, et je n’ai pas pris de vacances depuis 25 ans. Je trouve stimulant et épanouissant d'avoir des responsabilités, des défis quotidiens, de la pression, de transmettre mon savoir, et cela n'a rien à voir avec l'argent. Je pense que c’est avant tout une question de personnalité. Et puis de choix de vie aussi, dès mon plus jeune âge, il n’était pas question que je « gagne ma vie » (j'ai toujours trouvé cette idée atroce), il était obligatoire que je puisse faire ce que j’aime, comme j’en ai envie.

Alors ce n’est pas que je suis pour ou contre ton point de vue, c’est que je ne le comprends pas, tant ça ne me correspond pas. Mon meilleur ami travaille à la Poste. Il est régulièrement en arrêt maladie et partage ta vision du travail (s’il pouvait rester chez lui et recevoir sa paie il le ferait sans hésiter). Je trouve ça extrêmement triste, puisque ça veut dire que votre travail est une contrainte et non pas un moteur d’épanouissement personnel, ce que, dans l’idéal, tout travail devrait être. Lorsque je m’occupe de mon jardin chaque jour, puis que je récolte un jour les fruits de ce travail, que je les prépare, puis que je les déguste, ça me comble de joie. Ça ne m’a pourtant pas rapporté d’argent, ça m’a demandé du travail, du temps, mais c’est une satisfaction. Lorsque j'aide bénévolement, la satisfaction des autres me comble de joie également. Et c'est très enrichissant, j'y fais de très belles rencontres, on y a des échanges très stimulants. Donc ma vision du "travail" est tout sauf celle d'un "gagne pain".
J'ai fait du bénévolat ça n'est pas un travail à mes yeux. Je l'ai fait au seul titre de mon envie d'aider et certainement pas pour en faire un emploi de quelque manière que ce soit.
 

Patakesse

Gruik Gruik!
La travail n'est pas limité au travail rémunérateur, ça c'est un concept capitaliste totalement infondé. Le mot travail désigne, selon Larousse :

Activité de l'homme appliquée à la production, à la création, à l'entretien de quelque chose : Travail manuel, intellectuel.

Le travail n'est absolument pas systématiquement lié à une rémunération. Le bénévolat est tout autant du travail que celui de s'occuper de son jardin ou n'importe quelle autre activité qui n'est pas du pur loisir ou de l'oisiveté. On a totalement perdu le sens de ce mot en même tant qu'on s'est de plus en plus déconnecté de la réalité dans notre monde artificiel. Mais le travail, c'est épanouissant, enrichissant, car c'est tout le temps qu'on ne passe pas à glander.
 

magellan

Modérâleur
Staff
D'ailleurs ce que nous faisons ici est du bénévolat. J'aide dans la mesure du possible sur mon temps personnel sans rémunération ni autre envie que de partager. Je n'en fais pas un job et ça ne m'intéresserait pas que cela en soit un car là il y aurait obligatoirement des considérations de délais, de performances et d'efficacité. ça n'est pas mon esprit.

Je fais une dichotomie stricte entre boulot et vie personnelle. Que mon boulot soit une source d'épanouissement? Si oui, tant mieux, si non je fais en sorte de faire mon job correctement (éthique personnelle), et voir si je peux en changer.

Ne mélangeons pas tout: bien des gens bossent dans des métiers qu'ils aimeraient différents, mais qui le font parce qu'il faut faire chauffer la marmite. Je l'ai fait, et si je devais le refaire ça ne me poserait aucun problème moral. C'est mieux de s'éclater ça oui mais pas n'importe comment.
 

dartyduck

Grand Meuble Suprême
J'ai discuté en début de semaine avec un collègue direct de mon équipe qui fait le même taf que moi, classé en E10 aussi. Je lui ai dit que j'avais comparé les FDE E10 et F11 et que je faisais le taf demandé en F11. Il a regardé de son côté et est revenu vers moi ce matin pour me dire que lui aussi, et il est scandalisé. Du coup on a demandé un entretien à 3 avec notre manager pour mettre les choses à plat.
Je vous tiens au courant :D

Mais c'est marrant la passivité de certaines personnes, à ne pas vérifier des choses aussi importantes. Si je lui en avais pas parlé il n'aurait pas comparé.
 

magellan

Modérâleur
Staff
J'ai discuté en début de semaine avec un collègue direct de mon équipe qui fait le même taf que moi, classé en E10 aussi. Je lui ai dit que j'avais comparé les FDE E10 et F11 et que je faisais le taf demandé en F11. Il a regardé de son côté et est revenu vers moi ce matin pour me dire que lui aussi, et il est scandalisé. Du coup on a demandé un entretien à 3 avec notre manager pour mettre les choses à plat.
Je vous tiens au courant :D

Mais c'est marrant la passivité de certaines personnes, à ne pas vérifier des choses aussi importantes. Si je lui en avais pas parlé il n'aurait pas comparé.
Classique et "normal". Les gens estiment leur poste selon une grille personnelle de rémunération ceci en ignorant que bien souvent ils se sous estiment largement.
 

dartyduck

Grand Meuble Suprême
Tout travail mérite salaire.
Ca peut être de la satisfaction personnelle, donc de l'épanouissement, comme ça peut être de la rémunération sonnante et trébuchante. Ensuite l'un n'empêche pas l'autre. Et c'est pas parce que tu t'épanouis dans ton travail que tu dois pas te préoccuper de l'adéquation de ton salaire au regard des attendus de ton employeur.
Perso, mon job actuel est alimentaire, je n'y trouve pas d'épanouissement personnel.
Quand j'étais au crash, j'avais cette satisfaction d'apporter ma pierre à la protection des occupants. Dans mon taf actuel, je n'ai plus cette satisfaction. Donc en attendant de retrouver un poste qui m'apporte de la satisfaction, je fais en sorte de ne pas être exploité.
Parce qu'une tape dans la dos n'a jamais rempli mon frigo ni habillé mes gamins :o

Aujourd'hui nos deux salaires nous permettent de vivre correctement sans être à découvert dès le 10 du mois. Mais c'est parce qu'elle comme moi avons fait en sorte que nos salaires suivent nos évolutions de carrière. On ne roule pas sur l'or, loin de là, mais on ne compte les centimes en fin de mois.
 

SergioVE

Tout à faire car rien n'est fait.
Mais le travail, c'est épanouissant, enrichissant, car c'est tout le temps qu'on ne passe pas à glander.
Va expliquer ça à ceux qui fouillent les ordures que nous avons expédiées en Afrique pour trouver de quoi gagner un peu de nourriture, à ceux qui creusent le sous-sol pour gagner de quoi survivre au péril de leur vie pour extraire un peu de minerai rare destiné aux batteries que tu utilises, et tant d'autres exemples...
Ta vision étroite est celle d'un nanti européen chanceux. (ceci dit sans aucune animosité !)
 
Dernière édition:

magellan

Modérâleur
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Va expliquer ça à ceux qui fouillent les ordures que nous avons expédiées en Afrique pour trouver de quoi gagner un peu de nourriture, à ceux qui creusent le sous-sol pour gagner de quoi survivre au péril de leur vie pour extraire un peu de minerai rare destiné aux batteries que tu utilises, et tant d'autres exemples...
Ta vision étroite est celle d'un nanti européen chanceux. (ceci dit sans aucune animosité !)
Je tiens un raisonnement qui me semble assez simple finalement... Le travail, on n'a guère le choix de s'en passer (à moins d'être né nanti mais ça n'est pas le sujet).

De ce postulat je tiens quelques discours simples:
- Bosser est une nécessité, pas une envie personnelle
- Je veux faire en sorte de vivre aussi bien que possible avec le boulot que je fais
- Je ne rêve pas d'un travail parfait, il y a toujours des contraintes
- Je fais ce qu'il faut pour ne pas me laisser enfumer sur la rémunération
- Si je peux trouver un poste mieux payé et/ou confortable (à rémunération équivalente) je tente ma chance.

Je travaille pour vivre. Point final. Je tiens un discours élémentaire à comprendre: je ne me suis pas engagé vu que je suis dans le privé, je suis un mercenaire. Cela a été toujours clair et explicité auprès de mes responsables successifs. Cela plait ou cela agace? C'est juste factuel. C'est aussi sur ce point fondamental que je fais la distinction entre un salarié comme moi et quelqu'un qui prend un engagement physique/moral dans l'armée ou de l'associatif par exemple. Il y a une notion de vocation que je n'ai pas dans ma branche.

Si je suis en position d'avoir du plaisir à bosser, c'est un vrai plus. Au-delà, je ne plane pas à 10.000 mètres en croyant que je vais toujours m'éclater au travail. J'ai fait tellement de boulots différents qu'aujourd'hui je suis content de ce que j'ai. Est-ce le meilleur des métiers? J'en doute. Est-ce une situation dont je rêvais? Pas plus. Cependant je suis pragmatique: je peux manger et payer mon crédit maison sans avoir à trembler chaque début de mois, et surtout je ne finis pas ma journée la boule au ventre.

Et je termine par ceci: avoir une vocation amenant à se vouer corps et âme à une tâche, ça n'impose pas pour autant de se faire enfler au moment d'avoir un salaire. C'est en cela que j'estime comme normal que les policiers/pompiers/militaires/personnels médicaux devraient être rémunérés honnêtement et respectés à la hauteur de leurs engagements. Si l'on prend l'associatif, il y a ceux qui donnent de leur temps en bénévolat, et ceux qui travaillent de manière salariée dans le domaine. Ceux qui donnent du temps ont un métier à côté ou une source de revenus (retraités par exemple), et ceux qui y travaillent méritent un salaire comme le tout à chacun. Ce serait scandaleux de prendre un bénévole à plein temps qui n'a pas de moyen de subsistance à côté, non?
 

magellan

Modérâleur
Staff
Et je te rejoins totalement @SergioVE : c'est un discours que je tiens parce que j'ai le choix. C'est d'ailleurs là où je hurle de colère quand quelqu'un me parle de "bah il peut faire autre chose" tout en râlant sur les migrants par exemple. Hé oui: beaucoup fuient la misère et rêvent juste d'avoir un boulot décent et des conditions de vie honnêtes. Ils ne rêvent pas d'un palace, juste de ne pas devoir rester prisonniers d'une situation infâme.

Mes parents ont fui la Yougoslavie pour la politique dictatoriale qui ne disait pas son nom, et pour les conditions économiques telles qu'une fois les charges payées il ne restait pas même de quoi envisager la moindre économie. Tout dans le "au jour le jour"... Donc oui je cautionne totalement ta vue @SergioVE et je vomis les critiques qui fantasment sur le "travail c'est la santé". Pour la plupart des gens dans le monde c'est "le travail c'est la survie".
 

Patakesse

Gruik Gruik!
L’homme a toujours travaillé, et beaucoup plus que maintenant. Comparativement aujourd’hui il n’en fout pas une, parce que tout est mutualisé et qu’il est sous perfusion de services. On a pas cessé de travailler de moins en moins, de devenir obèses, d'avoir rien d'autre à foutre que surconsommer des merdes. Et vous me dites que si vous étiez nantis, vous n’en foutriez pas une ? Ça me parait fou, j’ai autour de moi deux milliardaires, et ils bossent comme des tarés. C’est le monde à l’envers. Vous ne vivez donc que pour l’argent, comme les personnes que vous citez et qui n’ont pas d’autre choix que de faire n'importe quoi pour survivre ? C’est ça finalement qu’il faut retenir de ces échanges aux termes compliqués, et que vous ne dites pas simplement ? Le flouz, la thune, c’est votre saint graal, votre métier est un pis-aller, une contrainte dont vous vous passeriez volontiers si vous aviez de la thune ? Finalement c'est Wall-E, vous rêver d'oisiveté, de loisirs, surtout pas de faire travailler vos méninges ou vos mains ?

L’homme s’est épanouit, façonné, développé, construit, émancipé par le travail. Avant l'ère industrielle, et encore avant, il fallait travailler très dur chaque jour, s'occuper de ses cultures et/ou de ses animaux, composer avec les aléas de la météo, sauf pour les rares nantis qui exploitaient les autres (ça, ça n’a pas changé). On était très loin des 35h par semaine avec les week-end tranquilles et des congés ! Et encore avant il fallait travailler encore plus dur chaque jour pour espérer survivre. L’homme a toujours beaucoup travaillé et c’est ce qui a permis son développement.

Vous êtes déficients, handicapés ? Parce-que vous râlez, après votre employeur, votre client, ou je ne sais qui, qui ne vous respecte pas, ne reconnait pas votre valeur, vous fait trop travailler, vous exploite, ne vous tamponne pas le formulaire B543A qui vous faciliterait la vie. Très bien, mais cette vie, on vous l’impose avec un flingue sur la tempe, vraiment ? Vous êtes à ce point si peu maîtres de votre destin, enchainés, esclaves d’un système qui ne vous convient pas ? Des gens qui changent radicalement de vie (et de métier) du jour au lendemain, y’en a plein, vous en connaissez surement. Regardez Demaison, de trader il est devenu acteur, rien à voir, et sacrément risqué le pari. Caroline Vigneaux pareil, avocate qui a refusé une substantielle augmentation pour tout plaquer et devenir comique en démarrant de zéro. Des exemples j’en ai à la pelle, et des moins prestigieux ou dans d'autres domaines, de gens qui ont tout plaqué pour se lancer dans tout autre chose de bien plus épanouissant pour eux. Quitte à passer plus de la moitié de sa vie à travailler contre rémunération, autant que ce soit dans un domaine qu'on kiffe vraiment, non ? Dans nos pays riches, personne, à moins d’être déficient ou handicapé bien entendu, n’est enchainé à rien contre sa propre volonté.

Tout ça un employeur le sait pertinemment. Un salarié (cadre ou non), c’est cruel ce que je vais dire, mais c’est un mouton (la cadre ce serait le patou). Il peut bêler, la plupart du temps il suivra le troupeau qu’il obtienne ou non ce qu’il veut, et le berger le sait très bien. Le mouton a peur du patou, peur de perdre le troupeau, tout comme le salarié a peur de perdre ce qu’il appelle la sécurité de l’emploi, au prix toutefois d’une vie de contrainte ! Ça fait cher la « sécurité » une vie de contrainte, et tout ce temps passé à faire un métier dont on se passerait volontiers, quelle perte de temps ! C’est la voie qu’on attend des moutons du capitalisme, l’éducation nationale sert à former des personnes qui fonctionnent ainsi, ce n’est pas un secret. La différence entre vous et un ami qui est un guitariste virtuose par exemple ? Et bien il a bossé comme un enculé de sa race (et c’est peu de le dire) pour ne PAS avoir cette vie qui vous fait râler (et qu’il a connue un peu, puisqu’il était commercial), et il continue à bosser comme un dingue pour rester performant, continuer à s’amuser, à faire des rencontres merveilleuses, à vivre des expériences intenses. Tout comme moi il a connu des moments de lose intense, rien pour manger, les huissiers et j’en passe, mais c’est rien, c’est passager, alors que vous, vous vous imposez une vie entière de contrainte. C’est triste.

Bon j’arrête, je pourrais faire un roman sur le sujet, je rencontre souvent des personnes envieuses qui me disent qu’elles n’ont pas osé, pas eu le courage, puis qu’ensuite avec les enfants ce n’était plus possible. C’est du flan. Avoir des enfants ou une femme ça n’empêche pas de vivre ses rêves, de changer radicalement de vie. Il faut juste des cojones et beaucoup de travail. La seule chose qui empêche de vivre ses rêves, c’est soi-même. Alors oui, c'est vrai, encore faut-il avoir des rêves... Mais je ne peux pas concevoir une vie sans rêves, sans buts à atteindre, sans tâches à accomplir. Un ami climatologue, qui est comme moi très pessimiste sur l’avenir à court terme, marié et père de 2 enfants, a tout quitté pour acheter une ferme dans une toute autre région et vivre en autonomie. Toute la famille participe. Il bosse beaucoup plus qu’avant, mais au moins il sait pourquoi et pour qui il travaille. Ce n’est pas pour un patron, des clients ou des actionnaires, c’est directement pour sa famille. Ah c’est dur, il en chie, mais il en tire aussi une énorme satisfaction en tant qu’être humain. Et ça, ça n’a pas de prix.
 
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drul

Obscur pro du hardware
Staff
Perso, ce qui fait que je suis depuis 25 ans dans la même boîte c"est:
- un chef en or
- 8 semaines de vacances
- un boulot varié et motivant.
- un salaire qui me permet de vivre confortablement.
 

Patakesse

Gruik Gruik!
Perso, ce qui fait que je suis depuis 25 ans dans la même boîte c"est:
- un chef en or
- 8 semaines de vacances
- un boulot varié et motivant.
- un salaire qui me permet de vivre confortablement.
Certes, mais toi aussi, ça te conviendrait si on te versait ton salaire sans que tu n'aies à aller travailler ? Ce qui reviendrait à dire que, malgré toutes les bonnes excuses que tu listes, il n'y a finalement que la thune qui t'intéresse dans ce travail. Parce-que c'est ça l'objet de la session popcorn. :)
 

SergioVE

Tout à faire car rien n'est fait.
Certes, mais toi aussi, ça te conviendrait si on te versait ton salaire sans que tu n'aies à aller travailler ? Ce qui reviendrait à dire que, malgré toutes les bonnes excuses que tu listes, il n'y a finalement que la thune qui t'intéresse dans ce travail. Parce-que c'est ça l'objet de la session popcorn. :)
Non. Ce que tu veux désespérément et longuement nous prouver, c’est que tout un chacun peut et doit avoir un travail épanouissant et désintéressé. Yaka. Yfolfer.
Pour ne pas abuser de la patience de @drul, je n’aurais qu’un mot : utopie.
 

Patakesse

Gruik Gruik!
Je n'ai rien à prouver, vous faites vos choix, mais je connais très peu de gens comme vous et j'ai peine à y croire, j'ai l'impression que cette vision est une fanfaronnade. Si c'est vraiment ce que vous pensez, je trouve ça d'une immense tristesse, sincèrement. Tant mieux si vous y trouvez votre compte, c'est pas un jugement. Il ne s'agit pas d'utopie mais au contraire de réalité.

Ma belle soeur est expert comptable, elle surkiffe son métier. Elle bosse comme une tarée, y compris les week-end, elle part très tôt le matin et rentre très tard le soir. Mais elle est hyper épanouie, elle ne vit pas dans la contrainte, elle adore aller travailler, c'est une passion pour elle. Elle a bossé comme une dingue, reprenant des études à 40 ans parallèlement à son travail avec comme objectif de reprendre le cabinet dans lequel elle était employée. Et puisque vous semblez aimer la thune, son salaire déjà confortable a été multiplié par 3 et va encore grimper d'années en années. Mais son objectif n'a jamais été la thune, mais l'épanouissement dans un métier qu'elle kiffe vraiment et dont elle aurait du mal à se passer. Même mon père qui travaillait en industrie adorait ce qu'il faisait, il est tombé en dépression à la retraite. Tous ses potes du boulot depuis 40 ans, le sentiment d'être utile, le plaisir de construire des choses, tout ça a disparu et laissé un grand vide. C'est bien connu et répandu ce syndrome des retraités qui dépriment. Alors je suis d'autant plus étonné de votre vision du travail, réduite à un "gagne-pain, parce-qu'il le faut bien".
 

job31

Admin tout frippé
Staff
Je vois ici chez chaque partie beaucoup de manichéisme.
Mes courtes et rapides pensées :
- une société ne peut pas être composée uniquement de personnes qui vivent leur rêve, c'est une utopie.
- le sentiment de justice et de valorisation est important pour l'accomplissement d'un être.
- avoir un travail "alimentaire" ne peut mener à rien de bon, en terme de santé et de bonheur.
- il est bien aisé de parler accomplissement de rêve quand on a un toit au chaud et à manger à profusion, tout le monde n'a pas la ressource de s'accomplir, êtres brisés dès l'enfance, s'autodétruisant.

La semaine prochaine j'ai un entretien d'embauche pour une autre structure :
- augmentation de 23 %, + 700 € (les curieux feront leur math).
- beaucoup, mais beaucoup moins de travail sur mon temps de présence, moins de fatigue.
Je vais y aller par curiosité et éventuellement y faire des piges le week-end mais je vais refuser car :
- travail pas du tout épanouissant
- je vais bosser avec des branquignoles qui vont rapidement me gaver et je risquerai la taule.
- dans 10 mois j'aurai moins besoin d'argent.
 

SergioVE

Tout à faire car rien n'est fait.
Je vois ici chez chaque partie beaucoup de manichéisme.
La manichéisme, il est plutôt ici : "Alors je suis d'autant plus étonné de votre vision du travail, réduite à un "gagne-pain, parce-qu'il le faut bien"."
Il me semble qu'aucun des intervenants ne se limite à cette vision des choses, ni à la vision bobo du travail qui nous est proposée.
La réalité est bien sûr plus complexe, entre ceux qui n'ont d'autre choix qu'une variante moderne de l'esclavagisme et ceux qui vivent leurs rêves de moutons dans le Larzac, il y a un large éventail, sans doute bien représenté ici.
Quant aux exemples de changement de mode de vie réussis présentés, combien davantage d'échecs ? J'ai connu trois personnes dans mon entourage, cadres de haut vol, qui l'ont tenté. Bilan, trois plantages : une ruine complète mais retour au travail antérieur, une descente aux enfers jusqu'au RSA, et un suicide. Mais ces trois personnes ont vécu (brièvement) leur rêve...
 
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